Philosophie

Un cours sur Alain et l'imagination désormais accessible sur Septembre

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Nous republions aujourd’hui le dernier cours donné par Jean-Michel Muglioni à l’Université conventionnelle, et qui clôtura de fait nos activités associatives. Laisser ainsi le dernier mot à Alain n’était pas un mauvais choix.

N’a-t-on pas souvent justifié l’indifférence à l’égard de son oeuvre par la réduction de sa pensée à celle d’un “professeur”, comme si c’était là tourner le dos à la profondeur des “créateurs”? N’a-t-on pas de même trop souvent regardé les célèbres propos comme des exercices littéraires? Là encore comme s’il fallait voir dans une écriture exigeante, variée, mais toujours claire, une marque d’infériorité. D’Alain, il semble que nombreux sont ceux qui ont quelque chose à dire, sans pourtant l’avoir lu sérieusement.

Jean-Michel Muglioni, en dépliant un aspect de sa pensée, celle qui part des paradoxes inhérents à l’expérience de l’imagination et de la perception, invite à surmonter ces préventions, savantes ou non, qui en définitive barrent l’accès à une oeuvre essentiellement tournée vers l’instruction d’autrui et la liberté de penser. Le cours permet en effet de comprendre en quoi le jeu des signes et de la pensée, déjà entièrement présent dans la perception commune, est en lui-même riche d’une politique et d’une religion. Il suffit de bien méditer le spectacle courant.

Seulement Alain rappelle à qui veut le lire que la philosophie est affaire de travail personnel, et comme tout travail, il suppose que l’apprenti accepte de suivre un moment le maître. La confiance fait tout ici et chacun peut la refuser, ou passer à autre chose. Toutefois, en se mettant à l’école d’Alain, il sera peut-être possible d’apprendre réellement un peu de philosophie, ce qui a tout prendre vaut bien que de parler beaucoup des philosophes. Or sortir les auteurs des conversations cultivées pour permettre au plus grand nombre d’en éprouver la richesse, pour soi-même, n’était-ce pas en définitive le projet de notre association?

Ce cours a été dispensé par Jean-Michel Muglioni entre novembre 2015 et juin 2016, durant la dernière année de l’Université Conventionnelle. Il comporte 12 séances dont les notices et les enregistrements (excepté celui de la dixième séance) sont rassemblés sur le site.



Hegel et les beaux-arts, un nouveau cours de Jean-Michel Muglioni

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Hegel fascine autant qu’il peut repousser le lecteur. L’apparente obscurité de sa prose apparaît à certains comme la promesse d’une profondeur inégalée de pensée ; à d’autres elle est la marque d’une pédanterie dissimulant la vacuité des argumentations. Cela fait deux raisons pour chercher à y voir clair par soi-même, et donc aborder cette lecture délicate.

Le cours de Jean-Michel Muglioni que nous rééditons ici sur Septembre pourra ainsi aider chacun à s’expliquer avec le philosophe de Berlin. Mais il démontre d’abord ce qu’il convient sans doute de chercher chez lui : moins une doctrine achevée et fermée sur elle-même, qu’un incroyable outil pour décrire et saisir la richesse de l’expérience humaine.

Dans cet esprit, le cours doit moins être pris comme une introduction à un philosophe que comme un exercice de philosophie appliquée. Qu’est-ce que le beau? D’où vient que nous y soyons sensible? Que nous apprennent sur nous mêmes les oeuvres et les symboles, les monuments et les création du génie? Ces questions se justifient d’elles-mêmes, et nous ne serons, dans ce cours, “hégéliens” qu’à proportion des lumières que Hegel nous permettra de jeter sur ces problèmes de philosophie.

Le cours comporte 17 séances dispensées entre octobre 2013 et mai 2015 à l’Université Conventionnelle. On trouvera sur Septembre les notices de chaque séance ainsi que les enregistrements de la première heure de cours, lorsqu’ils existent. Ces podcasts sont également réunis sous la forme de liste de lecture sur notre compte soundcloud.




Réédition d'un nouveau cours de Julien Douçot "La pensée du corps" sur Septembre!

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Notre corps demande des soins ou se contente de notre indifférence, il veut tour à tour du repos et de l’action, il se fait oublier ou se rappelle douloureusement à nous. En somme, parce qu’avoir un corps suffit à nous occuper, nous ne poussons guère loin nos réflexions à son sujet. Que peut bien penser un corps? Et que peut-on penser de lui une fois qu’on le regarde non comme le compagnon de notre vie, mais comme un problème?

Ce sont là quelques unes des questions que Julien Douçot aborde dans les 7 séances du cours que nous republions aujourd’hui. Par son moyen, il s’agissait toutefois moins d’élaborer une théorie parmi d’autres sur les rapports de “l’âme” et du “corps”, que de prendre le temps de réfléchir à quelques aptitudes générales au coeur de notre expérience commune.

Avoir un corps, en effet, c’est moins posséder quelque chose - on a pas des jambes comme on a un manteau! - qu’éprouver à travers lui une capacité d’action et certaine une force de résistance. Mon corps définit ainsi exactement ce que je peux faire, par l’exacte composition de force et de fatigue qu’il admet à chaque instant. De même, par l’habitude, le corps le plus rigide acquiert une souplesse qui transforme l’action et lui donne la grâce de la danse ou l’efficacité du sportif. La santé elle-même n’est peut-être qu’un compromis obtenu par de constantes négociations avec un milieu diversement hostile. Le corps résiste, mais s’adapte…

L’auditeur aura donc le plaisir de découvrir ou de redécouvrir ce parcours philosophique, où il croisera en passant Bergson et Spinoza, Descartes et Canguilhem. Il n’est que de prendre son pas.

Cette atelier de philosophie  comporte 7 séances qui se sont déroulées entre novembre 2013 et avril 2014 à l'Université Conventionnelle. On trouvera ici les notices de chaque séance ainsi que les enregistrements audio des séances, également accessible sur notre compte soundcloud sous la forme d'une liste de lecture.

"Philosophie et religion" , un cours de philosophie (de saison) republié sur Septembre

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La religion fait aujourd'hui davantage l'objet de discussions politiques, voire géopolitiques, que proprement philosophiques. L'actualité nous pousse en effet sans doute davantage à questionner les droits respectifs de la croyance et de l'incroyance, à évaluer la possibilité d'une coexistence pacifiques entre les convictions et les rites ou à cerner la nature exacte du fanatisme qu'à s'interroger simplement sur le sens de la foi.

Cette question est pourtant au coeur de la philosophie elle-même, laquelle, depuis Socrate, n'entend pas tant nier toute vérité de la religion et de la foi - facilité qui justement prendrait le problème pour déjà résolu - qu'en délimiter la portée par la compréhension de son objet véritable. Que nous apprend en effet au juste sur nous-mêmes la constance du sentiment religieux? Qui craint-on au juste quand on craint "le jugement de Dieu"? Que voulons-nous dire quand nous regardons le monde comme une belle "création"? Ces questions là pourraient à tout prendre être les plus urgentes de toutes, si la frénésie politique ne nous conduisait pas toujours à les remettre à plus tard.

Septembre est ainsi heureux de republier ce cours de Julien Douçot, dispensé entre octobre 2011 et avril 2013 à l'Université conventionnelle, qui, de Socrate à Hume, en passant par Epicure et Pascal, propose un premier parcours de grandes difficultés posées à la philosophie par la religion. 

Bonne écoute à toutes et à tous!

On trouvera ici les notices de chacune des 12 séances ainsi que les enregistrements audio de 10 d'entre elles. Malheureusement, plusieurs n'ont pu être enregistrées. Ces podcasts sont accessibles sur le blog lui-même, et son réunies également sur notre compte soundcloud sous la forme d'une liste de lecture :

 

 

 

Lire le Discours de la méthode... de nouveau en ligne!

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Le Discours de la méthode constitue certainement le type même de l'oeuvre patrimoniale qui, à l'instar du Cid ou du Père Goriot, est trop souvent enfermée dans son statut de référence scolaire.

Ainsi ce texte, qui fit de l'histoire d'un esprit la préface d'une révolution scientifique  - le Discours publié en 1637 précède en effet trois essais scientifiques exemplaires de la nouvelle science moderne - survit-il dans nos mémoires au milieu d'images de classe de Terminale, de couloirs de lycée, ou d'une édition bon marché écornée.

Cet atelier de lecture, animé durant l'année scolaire 2012-2013 de l'Université Conventionnelle  par Aurélie Ledoux, se proposait de retrouver au-delà de tout cela quelque chose de l'énergie et de la force de la pensée cartésienne, au moment où elle s'expose entièrement au public.

Toutefois cette lecture entendait aussi, à l'occasion de la lecture d'un "classique parmi les classiques", conduire librement une réflexion sur le vrai et la morale, la science et l'école, la technique et Dieu. Bref de suivre le pas de Descartes lui-même.

C'est à tout ceci que cette republication sur Septembre vous invite aujourd'hui à nouveau!

Ce cours  comporte 9 séances dont on trouvera ici l'ensemble des notices et des extraits étudiés. Les podcasts des séances sont également disponibles sur notre compte Soundcloud sous forme d'une liste de lecture.

Distinctions élémentaires... une introduction à la philosophie

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La philosophie ne manque pas de vulgarisateur aujourd'hui. De résumés parascolaires en chroniques radiophoniques, de magazines spécialisés en cafés et en universités populaires, chacun peut ainsi trouver de quoi satisfaire sa curiosité et mettre quelque chose derrière un mot sonore. Et c'est tant mieux.

L'Université Conventionnelle avait pour sa part proposé entre 2009 et 2010 d'aborder la philosophie moins comme une discipline exotique ou ésotérique que comme une simple manière d'être attentif au langage commun. Jean-Michel Muglioni nous a ainsi guidé pendant quelques mois dans les problèmes qui s'ouvrent dès qu'on accepte par exemple de ne pas tenir "croire" et "savoir" pour des équivalents commodes.

En un sens, la profondeur n'est donc pas à chercher dans les ouvrages et les jargons abscons : elle n'est pas affaire de spécialiste ou d'initié, mais affleure sans cesse dans nos paroles les plus quotidiennes. Au fond il ne nous manque que le temps d'y être réellement attentif.

En publiant de nouveau ces 16 séances, avec leur appareil de commentaires et d'extraits choisis, nous vous proposons de le prendre de nouveau avec nous.

Bonne lecture et bonne écoute!

Les seize séances disponibles sont également directement écoutables sur notre compte soundcloud, sous la forme d'une liste de lecture.

Ce que le cinéma nous fait, sans nous le dire?

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Le cinéma s'est depuis longtemps trouvé une place au coeur de notre quotidien et de notre imaginaire. Ses héros nous poursuivent ou nous accompagnent, ses drames informent plus ou moins notre manière d'appréhender le monde et les autres. Mais savons-nous bien jusqu'où s'étend cette influence? Qu'est-ce que le cinéma nous fait au juste?

Il nous divertit, bien sûr, mais à sa manière, il nous éduque et nous enseigne. Et Si nous ne manquons pas de tirer des leçons d'un film ou d'une série, c'est que la liberté des créateurs se double sans doute d'une responsabilité morale et politique à l'égard des spectateurs. Mais comment la qualifier précisément? 

Durant l'année 2010, dans le cadre de la deuxième et troisième année de l'Université Conventionnelle, Aurélie Ledoux a développé cette réflexion au long de huit séances qui mêlent reprise de textes classiques (Platon, Aristote, Rousseau...) et plongée au coeur de l'histoire du cinéma (de Vertov à Spielberg, en passant par Rivette et Lanzmann).

Le cours est désormais entièrement disponible sur Septembre, avec ses extraits de textes classiques ou moins classiques, ses notices spécifiques pour chaque séance, et enfin l'intégralité des huit podcasts réunis en une liste de lecture sur notre compte Soundcloud. 

En espérant que cela enrichira vos prochaines séances dans les salles obscures, 

Bonne écoute à toutes et à tous!

 

Spinoza, en ligne et en cours !

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La figure de Spinoza n'a cessé de fasciner, sans doute parce que de loin, on ne sait trop comment le saisir ou le qualifier. 

Faut-il voir en lui un maître de sagesse, tout entier consacré à l'exercice de la Raison? ou bien un  penseur obscur rédigeant avec l'Ethique un grimoire illisible singeant les démonstrations d'Euclide ? Sa pensée est-elle celle, audacieuse, d'un  athée intégral ou bien relève-t-elle d'une mystique panthéiste en retard sur la modernité?  Sa politique enfin est-elle celle d'un esprit radical et sulfureux ou bien d'un démocrate modéré ayant simplement compris un peu avant d'autres la nécessité d'accorder aux citoyens les libertés civiles fondamentales?

Il n'y a guère d'autre moyen de le savoir que de se plonger dans l'oeuvre. Mais comment lire des ouvrages qui doivent rebuter jusqu'aux lecteurs les mieux intentionnés?

 

Lire Spinoza 2009-2010

 

Le cours que Julien Douçot a dispensé durant quelques mois de l'hiver 2009 à l'Université Conventionnelle ne se donnait d'autre but que d'aider ces derniers à surmonter les inévitables difficultés que cette lecture comporte.

Septembre est heureux aujourd'hui de republier sur sa plateforme ce cours, ainsi que les documents et textes qu'il a utilisés. Le lecteur et l'auditeur trouvera désormais ici l'ensemble des séances, avec leur notice respective, ainsi que leurs enregistrements audio, rassemblés également sous la forme d'une liste de lecture sur notre compte soundcloud.

A vous de faire le reste, par vos lectures et vos réflexions. Car - et après tout ce sont les derniers mots de l'Ethique - ce qui est beau est difficile autant que rare.

Bonne écoute à toutes et à tous!